Un incendie a ravagé plusieurs habitations du quartier Cahi, dans la ville de Bukavu, le dimanche 26 juillet 2026 dans l’après-midi. Le sinistre, survenu sur l’avenue Kisangula vers 16h30, a causé d’importants dégâts matériels et plongé plus d’une centaine de familles dans une grande vulnérabilité.
Selon le bilan provisoire communiqué par la Société civile du sous-noyau du quartier Cahi, 16 maisons ont été entièrement réduites en cendres, tandis que cinq autres ont été démolies volontairement par les habitants afin de freiner la progression des flammes. Au total, plus de 110 familles se retrouvent sans abri après cette catastrophe.
Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée à ce jour, mais plusieurs biens de valeur ont été détruits par le feu. Selon les premiers témoignages recueillis auprès des voisins, l’incendie serait parti d’une marmite de haricots oubliée sur le feu dans la maison de M. Masumbe.
Au moment des faits, les enfants présents dans l’habitation regardaient des vidéos sur TikTok sans surveillance. Les circonstances exactes restent toutefois à confirmer par les services compétents.
Face à l’ampleur du sinistre, la population locale s’est mobilisée pour tenter de maîtriser le feu et limiter les dégâts. La Société civile de Cahi salue cette solidarité, tout en dénonçant les actes de certains habitants qui ont lancé des pierres contre le véhicule anti-incendie arrivé sur les lieux du drame.
Cette structure citoyenne estime que de tels comportements compliquent davantage les opérations de secours, d’autant plus que l’intervention des services de lutte contre les incendies avait déjà été retardée par les embouteillages.
Par ailleurs, la Société civile condamne la présence de personnes venues récupérer ou acheter des objets issus des décombres auprès des victimes, notamment des ferrailles et autres biens récupérables. Elle considère ces pratiques comme une atteinte à la dignité des familles touchées, qui ont besoin d’assistance et de solidarité plutôt que d’exploitation de leur détresse.
Les autorités, les organisations humanitaires et les personnes de bonne volonté sont donc appelées à apporter une aide urgente aux sinistrés. Plusieurs d’entre eux passent actuellement leurs nuits à la belle étoile et ont un besoin vital de vivres, d’abris et d’autres biens essentiels.
Katete Laurent































