Le Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu dénonce le refus persistant de certains billets en francs congolais par plusieurs services publics et agents de perception. Et ce, malgré les instructions des autorités de l’AFC/M23 qui en autorisent la circulation.
Selon Samy Jean Takimbula, vice-président du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, de nombreux habitants se plaignent du rejet de billets usés, légèrement déchirés ou réparés avec du ruban adhésif.
Il cite particulièrement la SNEL, où des usagers disent avoir des problèmes pour acheter des unités Cash Power. Il mentionne aussi la REGIDESO lors du paiement des factures d’eau, la DPMR, ainsi que certains préposés au recouvrement des taxes communales.
« Les marchés ont déjà appliqué les mesures annoncées par les autorités. Il est incompréhensible que certains services de l’État continuent à refuser ces billets », regrette-t-il.
Depuis plusieurs mois, les échanges commerciaux à Bukavu sont perturbés par la méfiance envers certains billets en francs congolais. Beaucoup de commerçants et de consommateurs refusent les coupures jugées trop abîmées, déchirées ou rafistolées. Cette situation complique les transactions du quotidien.
Pour la société civile, ce rejet aggrave les difficultés économiques de la population, dans un contexte marqué par la fermeture prolongée des banques dans la ville.
Pour Samy Jean Takimbula, refuser la monnaie nationale envoie un mauvais signal à l’économie locale. Il appelle les habitants au patriotisme et à accepter les billets qui restent légaux.
« Refuser notre propre monnaie alors que les banques sont toujours fermées, c’est pénaliser davantage la population. Nous devons protéger notre économie en acceptant les francs congolais autorisés à circuler », déclare-t-il.
Le Bureau de coordination de la société civile demande aux autorités provinciales, urbaines et locales de faire respecter les mesures en vigueur. Il réclame que tout service ou toute personne qui persiste à refuser ces billets soit rappelée à l’ordre et sanctionnée si nécessaire.
Enfin, l’organisation renouvelle son plaidoyer pour la réouverture des banques à Bukavu. Elle estime que le retour des établissements bancaires permettrait de retirer de la circulation les vieux billets et de normaliser les transactions financières, au profit de la population et de l’économie locale.
Rédaction































