C’est une histoire de résilience au féminin qui s’écrit dans la plaine de la Ruzizi. Là où l’insécurité et le changement climatique mettent à rude épreuve l’agriculture, la COCAT (Coopérative Agricole) trace sa voie.
Fondée et gérée à 100% par des femmes, cette coopérative basée à Luvungi, en territoire d’Uvira au Sud-Kivu, est aujourd’hui l’une des plus structurées de la région. Certifiée Bio par ECOCERT et NOP, elle a produit plus de 76 tonnes de café au cours de la campagne 2024-2025.
Le secret de sa réussite ? Une maîtrise totale de la chaîne de valeur.
*Une chaîne de valeur complète*
Interrogée, la coordination de la COCAT détaille sa palette d’interventions :
Production de plantules : La coopérative dispose de pépinières de grande capacité qui produisent des plantules de caféiers de haute qualité, distribuées gratuitement ou à prix subventionné aux membres.
Agroécologie et reforestation : Pour lutter contre l’érosion des sols, la COCAT intègre des arbres d’ombrage, des arbres fruitiers et des essences nobles dans les plantations.
Traitement post-récolte :Le traitement de la cerise rouge et le déparchage sont encadrés par des techniciens pour garantir un café conforme aux standards du marché international spécialisé.
*Commercialisation équitable : En assurant elle-même la collecte et la vente directe, la coopérative coupe court aux intermédiaires et garantit une juste rémunération aux productrices.
*Formation continue :* Des ateliers sont organisés régulièrement sur les bonnes pratiques culturales, la gestion coopérative, l’éducation financière et des activités complémentaires comme l’apiculture.
*Un impact au-delà du café*
Au-delà de l’agriculture, la COCAT est devenue un levier de développement local. Elle améliore les revenus des ménages, crée des emplois ruraux et facilite même l’accès à l’électricité dans certaines zones de Luvungi.
Katete Laurent































