Des femmes vivant à bukavu et ses périphéries, tirent sonnette d’alarme face aux assauts sexuels initiés par leur maris.
Dans un entretien avec la rédaction de votre média ce jeudi 27 décembre 2025, maman Alice kab, Mère de 3 enfants vivant dans le territoire de kabare à kavumu-centre, fait savoir qu’il ne passe un seul petit jour sans que son Mari n’exige un rapport sexuel sans tenir compte de son état.
« C’est tellement fatiguant, chaque jour, je me réveille très tôt pour aller chercher la marchandise au marché de mudaka. Revenant le soir, sans repos, je prépare de quoi manger à mon mari, une fois au lit, il me tourne et exige que je lui sert au lit, cela chaque jour et parfois tout matin. C’est sans pitié ni humanisme, Ça fatigue » a-t-elle fustigé en langue kiswahili.
Si les unes fustigent la manière excessive d’accélérer les rapports sexuels sans relâche, les autres parlent d’exploitation sexuelle sans consentement de la part des épouses.
Naomie M, quinze ans de vie conjugale, elle fustige certaines manières dont son mari procéde pour passer à l’acte sexuel.
« Il me surprend régulièrement, même en pleine cuisson, sans mon avis, fonce par derrière. Ça me fait mal, ça traumatise ma psychologie, pour moi, ce moment n’est pas opportun pour effectuer ces rapports » explique, cette mère de deux enfants.
Contactée à ce sujet, madame jolly kamuntu, activiste de droit de la femme, renseigne que les violences domestiques sont une réalité, elle invite en suite à toutes femmes-victimes de dénoncer toute sorte d’abus.
« Les femmes subissent des atrocités énormes, elles sont parfois prises comme des esclaves sexuels. certains maris qui viennent sans tenir compte du consentement de la femme, qui la prennent pour une chose qu’on peut manipuler, on peut utiliser comme on veut. Le comble en est que certaines femmes ne veulent pas dénoncer, pourtant elles subissent des atrocités, il y en a qui en meurent, d’autres, développent des maladies cardiovasculaires, ainsi que des traumatismes psychologiques.
Certes, c’est vrai que la coutume est une source de droit, il y a des bonnes pratiques dans notre coutume mais il y en a qui frise la violence basée sur les genres. Je pense qu’on doit beaucoup plus travailler sur la mentalité retraugrade qui pense que lorsqu’une femme est mariée, elle n’a rien à dire, elle doit tout subir, sans rien dire. » Explique la PCA de kijana jeunesse nouvelle.
Laurent katete






































