Le président américain Donald Trump a signé le 3 février 2026 la loi prolongeant l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) jusqu’au 31 décembre 2026, mettant fin à l’incertitude qui planait sur les exportations africaines vers les États-Unis.
Cette prolongation rétroactive, qui prend effet à partir du 30 septembre 2025, est un soulagement pour les pays africains bénéficiaires, notamment pour les industries textiles qui dépendent fortement de l’Agoa. Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a salué cette décision, appelant les opérateurs économiques congolais à tirer pleinement parti de cette stabilité pour diversifier les exportations et consolider la présence des produits congolais aux États-Unis.
L’Agoa permet à une trentaine de pays africains d’exporter vers les États-Unis sans droits de douane, à condition de respecter des critères liés à la gouvernance démocratique, aux droits humains et à la lutte contre la corruption. Cette prolongation offre un répit aux exportateurs africains, mais elle ne dissipe pas les incertitudes sur l’avenir de l’Agoa au-delà de 2026.
Les États-Unis affichent clairement leur volonté de conditionner l’avenir de l’Agoa à une plus grande ouverture des marchés africains aux produits américains. Les pays bénéficiaires doivent donc se préparer à des négociations difficiles pour maintenir leurs avantages commerciaux.
Rédaction






































