Ce vendredi 4 juillet 2026, la ville de Kamituga, dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu, a vécu une journée sous haute tension. Des coups de feu entendus dans plusieurs quartiers ont semé la panique, et deux personnes ont perdu la vie dans des circonstances distinctes.
Selon un communiqué du Mouvement Citoyen Machozi ya Raiya MCMR-RDC, un militaire des FARDC s’est donné la mort par balle.
Les raisons de ce suicide restent inconnues. Mais c’est surtout le meurtre d’un boutiquier qui inquiète la population. D’après le même communiqué, des hommes armés lui ont réclamé de l’argent. Ne disposant pas de la somme exigée, il a été abattu à bout portant devant sa boutique et est décédé sur place.
« C’est le gagne-pain de toute une famille qui vient de tomber », confie un habitant sous couvert d’anonymat. Dans cette ville minière, les boutiques et petites échoppes font vivre des milliers de ménages. Or, depuis quelques semaines, elles sont de plus en plus visées par des rackets et des braquages.
Face à cette recrudescence, le MCMR-RDC dénonce une détérioration du climat sécuritaire à Kamituga. Le mouvement appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour assurer la protection de la population et de ses biens, et demande l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs et de les traduire en justice. Il présente également ses condoléances aux familles des victimes.
Pour beaucoup de commerçants, la peur a déjà changé les habitudes : fermeture plus tôt, moins de marchandises exposées, certains songent même à quitter la ville. Et quand le commerce ralentit, ce sont les prix des produits de première nécessité qui flambent.
Les habitants de Kamituga espèrent désormais un renforcement rapide des dispositifs de sécurité pour mettre fin à une violence qui paralyse peu à peu la vie économique de la cité.
Rédaction































