Depuis près de deux ans, les habitants des villages de Mulima et Lusuku, dans le groupement de Basilotcha, territoire de Fizi au Sud-Kivu, font face à une pénurie d’eau potable qui pèse lourdement sur leur quotidien.
- Des infrastructures à l’arrêt, des distances qui s’allongent
Selon un communiqué relayé le 9 mai 2026 par la coordination territoriale du mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA (MCMR-RDC/Fizi), plusieurs points d’approvisionnement en eau sont actuellement non fonctionnels dans ces localités rurales.
Conséquence directe : les familles doivent parcourir de longues distances pour trouver de l’eau, souvent sans garantie de potabilité. Les témoignages recueillis sur place font état de difficultés répétées d’accès et d’un impact visible sur l’hygiène et la santé publique.
« Cette crise affecte considérablement les conditions de vie de la population locale, notamment en matière d’hygiène et de santé publique », alerte le MCMR.
*Un appel à l’action collective*
Face à l’urgence, le mouvement citoyen appelle les autorités compétentes et les partenaires humanitaires à intervenir rapidement pour réhabiliter les robinets et les réseaux d’adduction d’eau dans les deux villages.
Au-delà de l’aspect technique, c’est la question du vivre ensemble qui est posée. Une communauté ne tient que si les besoins fondamentaux de tous ses membres sont pris en compte. Laisser Mulima et Lusuku sans solution, c’est fragiliser le tissu social de tout le groupement de Basilotcha.
*L’eau, un droit non négociable*
Le MCMR rappelle que l’accès à l’eau potable est un besoin fondamental, indispensable au bien-être des communautés. À Fizi, comme ailleurs, répondre à ce besoin est une condition pour bâtir une vie collective stable et digne.
Les regards sont désormais tournés vers les décideurs et les organisations actives dans la zone, pour que la réhabilitation des infrastructures passe de l’appel aux actes concrets.

































