La nuit du 5 au 6 mai 2026, notre ville a été endeuillée par un accident sur l’axe Place de l’Indépendance–Bagira. Quatre de nos frères et sœurs ont perdu la vie, trois autres luttent encore pour s’en sortir. Parmi les victimes, des femmes et des hommes qui gagnaient leur vie au bord de la route, à Bisengimana.
Face au deuil, la solidarité d’abord
Les corps des défunts ont été pris en charge et les blessés sont soignés grâce à la mobilisation rapide des riverains et des services sanitaires. Dans l’épreuve, Bukavu montre une fois de plus que l’entraide reste notre force. Pensons aux familles touchées. Elles auront besoin de notre soutien moral et matériel dans les jours qui viennent.
Comprendre pour prévenir, ensemble
Selon les premières informations, un véhicule Fuso a dévié de sa trajectoire. La cheffe de quartier Nkafu, Didienne Mwati, rappelle deux responsabilités qui nous concernent tous :
1. Conducteurs : L’entretien des véhicules n’est pas une formalité. C’est un geste qui protège des vies. Un contrôle technique régulier évite des drames.
2. Commerçants et communauté : Les bords de route exposent à des dangers réels. Rejoindre les marchés publics, c’est protéger nos mères, nos sœurs, nos voisins. Les autorités et la société civile peuvent travailler ensemble pour rendre ces marchés plus accessibles et sécurisés.
Un défi commun pour Bukavu
Cet accident n’est pas une fatalité. Il nous rappelle que la sécurité routière et l’aménagement de nos espaces publics sont l’affaire de tous : chauffeurs, vendeurs, autorités, habitants. Discutons, organisons-nous, proposons des solutions. Des avenues mieux éclairées, des arrêts de bus dédiés, des marchés sécurisés… chaque idée compte.
Ensemble, refusons la division du deuil
Dans la douleur, évitons les accusations qui nous opposent. Cherchons plutôt ce qui nous unit : le désir que plus aucun enfant ne perde sa mère au bord d’une route. Que plus aucun chauffeur ne vive avec le poids d’un accident évitable.
Bukavu tient debout par sa cohésion. Transformons ce drame en engagement collectif pour une ville plus sûre et plus solidaire.
Par Laurent k.

































